– L’intermission en portage salarial désigne la période sans mission active, durant laquelle le consultant ne génère pas de chiffre d’affaires.
– La convention collective stipule que l’absence de mission entraîne l’absence de rémunération, mais prévoit des mécanismes de protection comme la réserve financière et l’allocation de prospection.
– En CDI, le consultant reste salarié et bénéficie d’une couverture sociale, tandis qu’en CDD, le contrat prend fin à l’issue de la mission, entraînant une prime de précarité.
– Pendant l’intermission, il est conseillé de prospecter activement, retravailler son offre de service, se former, planifier des congés et envisager une activité complémentaire.
– OpenWork propose un accompagnement avec un conseiller dédié et des webinaires pour aider les consultants en période d’intermission.

Le portage salarial est un statut qui permet à un indépendant de bénéficier d’une protection similaire à celle d’un salarié. Mais que se passe-t-il lorsqu’un consultant porté se retrouve sans missions ?
Lorsqu’un consultant ne génère pas de chiffre d’affaires, on parle d’intermission. Cette situation n’est ni identique à celle d’un salarié classique sans emploi, ni comparable à celle d’un indépendant sans clients. Dans cet article, nous allons faire le point sur le cadre légal applicable au salarié porté sans missions.
En portage salarial, l’intermission désigne la période durant laquelle un consultant porté ne dispose d’aucune mission active et ne génère donc pas de chiffre d’affaires auprès de la société de portage.
Il ne faut pas confondre intermission et chômage. En effet, le consultant en intermission n’a pas nécessairement perdu son emploi. Selon son type de contrat, il peut rester juridiquement salarié de la société de portage, sans pour autant percevoir de rémunération.
L’intermission peut survenir dans plusieurs situations :
Signer un contrat de travail avec une société de portage salarial avant d’avoir décroché une première mission est tout à fait possible. En effet, certains consultants rejoignent une société de portage en phase de prospection active, en anticipation d’un démarrage d’activité imminent. Dans ce cas, la période qui précède la première mission s’apparente à une intermission de début de contrat.
L’article 17.2 de la convention collective du portage salarial pose le principe de base : l’absence de mission entraîne l’absence de rémunération. Si le consultant ne facture pas, il ne perçoit pas de salaire.
Ce principe distingue le portage salarial du salariat classique, où la rémunération est due indépendamment de l’activité générée. En portage, le salaire est directement indexé sur le chiffre d’affaires encaissé par la société de portage pour le compte du consultant.
Pour autant, la convention collective ne laisse pas le consultant porté sans recours. Elle prévoit plusieurs mécanismes de protection destinés à couvrir les périodes sans activité :
Comme nous le verrons par la suite, ces dispositifs varient selon que le consultant est titulaire d’un CDI ou d’un CDD de portage.
La fin d’une mission en CDI en portage salarial n’entraîne pas la rupture du contrat de travail : celui-ci est simplement suspendu. Le consultant reste juridiquement salarié de la société de portage, et continue à bénéficier de sa couverture sociale (mutuelle, prévoyance).
Deux mécanismes financiers s’appliquent durant cette période :
Bon à savoir : en l’absence de réserve suffisante, vous n’avez droit à aucune allocation.
En CDD, la situation est différente. Le contrat est lié à une mission ou à une période déterminée. À son terme, il prend fin quelle que soit l’existence d’une nouvelle mission en vue. La durée maximale d’un CDD de portage est de 18 mois, renouvellements inclus, au-delà desquels il doit être requalifié en CDI.
À l’issue du CDD, le consultant perçoit une prime de précarité égale à 10% de l’ensemble des salaires bruts versés durant la durée du contrat. Cette prime est versée automatiquement à la fin du contrat et constitue un premier filet de sécurité immédiat avant l’ouverture éventuelle des droits à l’assurance chômage.
OpenWork accompagne ses consultants portés tout au long de leur activité, y compris durant les périodes sans mission.
Une période d’intermission, bien anticipée, peut être mise à profit. Voici les actions les plus utiles à engager.
La période d’intermission est une réalité du portage salarial. Elle est encadrée par la convention collective, qui prévoit des mécanismes de protection selon le type de contrat du consultant.
La qualité de cet encadrement dépend toutefois en grande partie des choix effectués en amont : type de contrat, niveau d’activité, constitution de la réserve financière, anticipation des périodes creuses. Plus ces éléments sont maîtrisés, plus l’intermission reste une phase gérable plutôt qu’une source de fragilité.
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