– Les tickets restaurant permettent aux salariés de payer leurs repas sans toucher à leur épargne, avec un plafond de valeur fixé par l’employeur.
– Depuis août 2022, ils peuvent être utilisés pour tout produit alimentaire, y compris dans les supermarchés, jusqu’au 31 décembre 2026.
– Les titres restaurant sont acceptés dans plus de 240 000 établissements en France, incluant restaurants, boulangeries et supermarchés.
– Leur utilisation est généralement limitée aux jours ouvrés, mais peut être étendue aux dimanches et jours fériés si le salarié travaille ces jours-là.
– La part patronale exonérée de cotisations sociales est de 7,32 euros depuis le 1er janvier 2026, nécessitant une contribution de l’employeur entre 50 et 60 % de la valeur faciale.

Le titre restaurant est un avantage fourni par l’employeur qui donne le droit aux salariés de payer leurs frais de repas sans puiser dans leur épargne personnelle. Pour de nombreux professionnels, ils constituent un moyen pratique d’acheter du consommable ou de se restaurer sans se ruiner. En effet, ces titres sont souvent utilisés dans les restaurants, chez les commerçants pour acheter de l’alimentaire ou pour le déjeuner des salariés.
Bien que leur usage soit désormais courant, il reste souvent mal compris par les salariés. En effet, l’utilisation des chèques restaurant est soumise à des obligations légales, avec un plafond de montant, des conditions et des possibilités d’utilisation limitées. Quel est le plafond du titre restaurant ? Sont-ils utilisables les dimanches et les jours fériés ? Quel est le montant de l’exonération ? Dans cet article, nous allons répondre à toutes ces questions.
Le titre restaurant, aussi appelé ticket restaurant, est un moyen de paiement spécialement dédié à l’achat de repas prêts à consommer et de produits alimentaires. Créé en France en 1957 par l’homme d’affaires Jacques Borel, ce dispositif a su traverser plus de six décennies en s’adaptant constamment aux évolutions des modes de vie et des attentes des salariés comme des entreprises.
Aujourd’hui, le titre-restaurant se décline en deux formats principaux qui cohabitent sur le marché :
• Le format papier : c’est le format historique et traditionnel. Bien qu’il perde progressivement du terrain face aux solutions modernes, il reste encore largement utilisé par de nombreuses entreprises, notamment les PME et les structures qui souhaitent conserver une solution simple et tangible.
• Le format dématérialisé : de plus en plus plébiscité par les entreprises de toutes tailles, ce format moderne (carte, application mobile ou compte en ligne) offre une praticité inégalée. Il séduit tant les employeurs que les salariés grâce à sa simplicité d’utilisation, sa traçabilité et sa compatibilité avec les habitudes de consommation actuelles.
Au-delà de sa simple fonction de paiement, le ticket restaurant apporte de nombreux avantages tant sur le plan financier, fiscal que social, pour les salariés comme pour les entreprises qui le proposent.
Les employeurs ne sont pas tenus de proposer des titres-restaurant, mais lorsqu’ils le font, ils doivent les distribuer de manière équitable à tous les salariés dont la journée inclut une pause repas.
Cela concerne les CDI, CDD, apprentis, intérimaires et stagiaires. Chaque salarié reçoit un seul titre pour chaque journée effectivement travaillée.
Les télétravailleurs bénéficient des mêmes droits que les salariés sur site. Quant à la valeur des titres, elle est fixée librement par l’employeur, la moyenne observée se situant généralement entre 9,40 et 11 euros selon les entreprises.
Depuis le 1er janvier 2026, la part patronale du titre-restaurant est exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu pour le salarié jusqu’à 7,32 euros, contre 7,26 euros en 2025. Pour bénéficier de cette exonération maximale, la contribution de l’employeur doit représenter entre 50 et 60 % de la valeur faciale du titre.
Cela correspond à une valeur faciale optimale comprise entre 12,20 et 14,64 euros selon la répartition. Toute participation au-delà de 7,32 euros est soumise à cotisations.
À l’origine, les titres restaurant ont été créés pour permettre aux salariés de prendre un repas dans les entreprises où il n’y avait pas de cantine, tout en incitant les Français à fréquenter les restaurants.
Au fil des décennies, leur utilisation s’est considérablement élargie pour s’adapter aux évolutions de la société et du monde du travail. Ils ont d’abord permis l’achat de denrées alimentaires en magasin : dès 2009 pour les fruits et légumes, puis en 2010 pour les préparations alimentaires directement consommables (plats cuisinés, sandwichs, salades, produits laitiers…).
Après la crise du Covid-19, qui a fortement réduit la fréquentation des restaurants en raison du télétravail et des fermetures, le législateur a renforcé et facilité leur usage pour les courses du quotidien. Depuis août 2022, une mesure dérogatoire (prolongée par la loi n° 2025-56 du 21 janvier 2025) autorise jusqu’au 31 décembre 2026 l’utilisation des titres-restaurant pour tout produit alimentaire, qu’il soit ou non directement consommable (pâtes, riz, huile, beurre, viande, etc.), y compris dans les supermarchés et grandes surfaces. Cette extension vise à soutenir le pouvoir d’achat des salariés tout en maintenant le caractère social du dispositif.
Avec les titres restaurant, vous pouvez consommer directement sur place dans un restaurant, une brasserie, une boulangerie ou un traiteur. Mais leur usage va bien au-delà : ils vous permettent aussi de faire vos courses chez les commerçants alimentaires, les épiceries, les supermarchés et hypermarchés affiliés (plus de 240 000 points de vente en France). Vous pouvez régler tout produit alimentaire, qu’il soit prêt à consommer immédiatement ou qu’il nécessite une préparation à la maison.
Voici une liste claire et actualisée des produits éligibles (non exhaustive) :
Cette liste couvre pratiquement tous les rayons alimentaires des grandes surfaces et des commerçants affiliés.
Cependant, certains produits restent strictement exclus, même pendant cette période d’extension :
Bon à savoir : chaque commerçant reste libre d’accepter ou non les titres restaurant et peut définir sa propre liste de produits éligibles. En pratique, la très grande majorité des supermarchés et enseignes alimentaires les acceptent sans restriction sur les produits alimentaires autorisés.
Les titres restaurant bénéficient d’un réseau d’acceptation exceptionnel en France : plus de 240 000 établissements affiliés. Cela représente environ un commerçant alimentaire sur deux.
Que vous ayez un titre papier ou une carte dématérialisée, vous pouvez les utiliser dans une très large variété de lieux. Voici une liste des principaux endroits où vos titres restaurant sont acceptés :
Par défaut, les titres-restaurant ne peuvent être utilisés que les jours ouvrés, c’est-à-dire du lundi au samedi, et uniquement les jours de travail effectif du salarié au sein de l’entreprise. Cette règle stricte est prévue par l’article R3262-8 du Code du travail : elle garantit que cet avantage reste bien lié à l’activité professionnelle et à la pause repas pendant le temps de travail.
Cependant, une possibilité existe pour le dimanche et les jours fériés. Leur utilisation reste strictement encadrée et n’est autorisée que dans un cas très précis : Lorsque le salarié exerce effectivement son activité ce jour-là (par exemple : travail en restauration, commerce, santé, sécurité, transport, etc.).
Dans ce cas, l’employeur a le droit (et non l’obligation) d’accorder une dérogation au bénéfice exclusif des salariés concernés. Cette autorisation doit être formalisée de la manière suivante :
Si vous ne travaillez pas le dimanche ou un jour férié, vous ne pouvez en aucun cas utiliser vos titres-restaurant ce jour-là, même si votre employeur a activé la dérogation pour d’autres collègues. Le titre reste nominatif et lié uniquement à vos jours de travail réels.
Pour pouvoir utiliser vos titres le dimanche et les jours fériés, vérifiez auprès de votre service RH ou de votre employeur si la dérogation a été activée pour votre entreprise.
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