Facturation électronique : quelle plateforme  choisir ?

freddy redacteur seo et expert en portage salarial chez OpenWork
Freddy
Diplômé d'une licence d'histoire et d'un master en patrimoine numérique, Freddy est rédacteur web depuis 3 ans, spécialisé dans les sujets liés au droit du travail, aux ressources humaines et au portage salarial.
Voir le profil LinkedIn
Publié le : 21/08/2026
Mis à jour le :21/08/2026
Table des matières
Simulez votre salaire en portage salarial
Notre simulateur est connecté à notre vrai moteur de paie, c'est une simulation réelle.
Partager l'article
Points clés :

– La facturation électronique sera obligatoire en France pour toutes les entreprises assujetties à la TVA à partir du 1er septembre 2026, avec des délais supplémentaires pour les PME et TPE jusqu’en 2027.

– Choisissez une plateforme agréée capable d’émettre, transmettre et recevoir des factures électroniques, et vérifiez son statut sur le site impots.gouv.fr.

– Avant de sélectionner une solution, évaluez la compatibilité avec votre logiciel de facturation, les fonctionnalités offertes, les tarifs et les conditions d’assistance.

– Les indépendants peuvent opter pour des solutions simples comme Tiime, Abby ou Indy, tandis que les TPE et PME devraient considérer Pennylane, Sellsy, Sage ou Cegid.

– Vérifiez si votre logiciel actuel est compatible avec une plateforme agréée avant de changer, afin de respecter les nouvelles obligations sans perturber vos habitudes de travail.

Un homme utilise une loupe pour faire des recherches

La facturation électronique va devenir obligatoire pour toutes les entreprises assujetties à la TVA en France. À partir du 1er septembre 2026, elles devront être en mesure de recevoir leurs factures sous format électronique. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire devront également les émettre électroniquement dès cette date, tandis que les PME, TPE et micro-entreprises disposeront d’un délai supplémentaire jusqu’au 1er septembre 2027.

Pour respecter ces nouvelles obligations, chaque entreprise devra choisir une plateforme agréée, capable de recevoir et de transmettre les factures électroniques, mais aussi de communiquer certaines données à l’administration fiscale. Un simple PDF envoyé par e-mail ne suffira donc plus à répondre aux exigences de la réforme.

Face au nombre croissant de solutions disponibles, il peut toutefois être difficile de s’y retrouver. Quelles plateformes sont officiellement agréées ? Quelles sont les meilleures solutions selon votre profil ? Quels critères prendre en compte et comment comparer les offres ? Ce guide vous aide à faire le bon choix entre plateforme agréée et logiciel de facturation, en fonction de vos besoins, de votre organisation et de votre budget.

Quelles plateformes sont agréées ?

Toutes les plateformes de facturation ne sont pas automatiquement agréées. Dans le cadre de la réforme, une plateforme agréée est un opérateur de dématérialisation immatriculé par l’administration fiscale. Elle doit pouvoir émettre, transmettre et recevoir des factures électroniques, mais aussi transmettre à l’administration certaines données de facturation, de transaction et de paiement.

Pour obtenir cette immatriculation, les opérateurs doivent notamment démontrer leur conformité fiscale, la sécurité de leurs infrastructures et de leurs données, ainsi que leur capacité à interagir avec le Portail Public de Facturation et les autres plateformes agréées. L’immatriculation définitive est accordée après la réussite de tests d’interopérabilité réalisés en conditions réelles.

La liste des plateformes agréées est publiée et mise à jour par la Direction générale des Finances publiques. Elle peut être consultée sur le site impots.gouv.fr, dans plusieurs formats, notamment PDF, XLSX et ODS.

Cette liste distingue deux catégories d’opérateurs :

  • les plateformes qui remplissent l’ensemble des conditions et ont réussi les tests d’interopérabilité ;
  • les opérateurs ayant déposé un dossier complet et conforme, mais qui attendent encore leur immatriculation définitive, notamment sous réserve de la réussite de ces tests.

Au mois d’août 2026, l’AIFE indiquait que la liste comptait 136 plateformes, dont 108 immatriculées définitivement et 28 sous réserve. Cette liste étant susceptible d’évoluer, il est recommandé de vérifier le statut d’une plateforme directement sur le site de l’administration avant de souscrire à une offre.

Un logiciel de facturation peut-il être utilisé sans être agréé ?

Un logiciel de facturation peut être utilisé sans être agrée. Toutefois, celui-ci doit se connecter à une plateforme agréée. Ainsi, un logiciel de facturation, un ERP ou un outil métier peut continuer à être utilisé comme solution compatible, tandis que la plateforme agréée assure la transmission des factures et des données à l’administration.

Il est donc important de ne pas confondre les deux. Avant de choisir une solution, vérifiez si elle est elle-même immatriculée ou si elle s’appuie sur une plateforme agréée partenaire. Il faut également s’assurer que cette connexion couvre bien les fonctions dont votre entreprise a besoin, notamment l’émission, la réception et le e-reporting.

Plateforme de facturation : que faut-il vérifier avant de choisir ?

Avant de choisir une plateforme de facturation, vous devez vérifier si l’éditeur est présent dans la liste officielle. Cependant, cela ne suffit pas à déterminer quelle solution convient le mieux à votre entreprise. Il faut également vérifier :

  • La compatibilité avec votre logiciel de facturation;
  • la prise en charge de l’émission et de la réception des factures ;
  • la gestion du e-reporting et des données de paiement ;
  • les possibilités d’intégration avec votre expert-comptable ;
  • le niveau d’automatisation proposé ;
  • les tarifs et éventuels frais supplémentaires ;
  • les conditions d’assistance, d’archivage et de récupération des données.

La plateforme agréée doit donc être sélectionnée à partir de la liste officielle, puis comparée selon les besoins réels de l’entreprise. Le statut réglementaire garantit la conformité de l’opérateur, mais il ne signifie pas que toutes les plateformes offrent les mêmes fonctionnalités, le même niveau d’accompagnement ou le même.

Un homme fait une recherche sur internet

Quels sont les plateformes de facturation recommandées ?

Le choix d’un logiciel de facturation dépend avant tout du profil de l’entreprise. Un indépendant qui émet quelques factures par mois n’aura pas les mêmes besoins qu’une PME qui doit gérer des factures fournisseurs, plusieurs utilisateurs, des relances et une intégration comptable.

Il faut également distinguer le logiciel de facturation de la plateforme agréée. Certains logiciels sont eux-mêmes des plateformes agréées. D’autres sont des solutions compatibles qui doivent être connectées à une plateforme agréée pour transmettre et recevoir les factures électroniques.

Tiime : pour les indépendants et les petites entreprises

Tiime est particulièrement adapté aux indépendants, aux freelances et aux micro-entrepreneurs qui recherchent une solution simple et accessible. Le logiciel permet de créer des devis et des factures, de suivre les paiements et de gérer les échanges de factures électroniques.

Son principal avantage est sa simplicité d’utilisation et son offre gratuite pour les besoins courants. Il peut convenir à une entreprise qui souhaite se mettre rapidement en conformité sans investir dans une solution complexe.

Il sera toutefois moins adapté aux entreprises qui ont besoin de gérer plusieurs entités, des circuits de validation complexes ou des intégrations avancées avec un ERP.

Abby : pour les micro-entrepreneurs

Abby s’adresse surtout aux micro-entrepreneurs et aux indépendants qui souhaitent centraliser leur facturation et le suivi administratif de leur activité. En effet, le logiciel permet notamment de créer des devis, d’éditer des factures et de suivre les règlements.

Il se distingue par une interface orientée vers les petites activités et par une prise en main rapide. Il peut être intéressant pour les entrepreneurs qui débutent et qui souhaitent éviter une configuration trop technique.

En revanche, ses fonctionnalités peuvent être limitées pour une PME ou une entreprise qui recherche une gestion commerciale complète, une comptabilité avancée ou des workflows à plusieurs niveaux.

Indy : pour les indépendants et les professions libérales

Indy propose une solution destinée aux indépendants et aux professions libérales. Elle associe généralement la facturation, le suivi administratif et certains outils de gestion comptable.

Le logiciel peut convenir aux entrepreneurs qui souhaitent réduire les tâches administratives et suivre plus facilement leurs recettes, leurs dépenses et leurs déclarations.

Son positionnement est principalement orienté vers les indépendants. Les entreprises ayant plusieurs collaborateurs, des besoins de gestion commerciale importants ou un volume élevé de factures devront vérifier que la solution répond bien à leurs attentes.

Pennylane : pour les TPE et les PME

Pennylane est une solution plus complète qui associe facturation, gestion financière et comptabilité. Elle est particulièrement adaptée aux entreprises qui souhaitent partager leurs données avec leur expert-comptable et centraliser leurs factures clients et fournisseurs.

Le logiciel permet notamment de suivre les paiements, de gérer les dépenses, de consulter les données financières et de faciliter la collaboration avec le cabinet comptable. Il peut accompagner une entreprise qui se développe et qui souhaite disposer d’une solution plus structurée qu’un simple outil de facturation.

En contrepartie, sa richesse fonctionnelle peut être excessive pour un indépendant qui souhaite uniquement créer quelques factures. La prise en main et le coût doivent également être comparés avec les besoins réels de l’entreprise.

Sellsy : pour les entreprises commerciales

Sellsy convient aux entreprises qui souhaitent associer leur facturation à un outil de gestion commerciale et de relation client. Le logiciel permet de suivre les prospects, les clients, les devis, les factures et les règlements depuis un même environnement.

Cette approche peut être intéressante pour les TPE et les PME qui veulent mieux suivre leur cycle de vente et éviter de multiplier les outils. Sellsy est notamment adapté aux entreprises qui ont besoin d’un CRM en complément de leurs fonctions de facturation.

Le principal point de vigilance concerne son niveau de fonctionnalités. Une entreprise qui cherche uniquement un logiciel de facturation simple peut ne pas avoir besoin de l’ensemble de la suite.

Sage : pour les entreprises structurées

Sage s’adresse aux entreprises qui disposent déjà d’un environnement comptable ou de gestion structuré. Cette solution peut convenir aux PME, aux ETI et aux entreprises qui utilisent déjà leurs logiciels de comptabilité, de gestion commerciale ou de paie.

Leurs principaux avantages sont leur richesse fonctionnelle, leur capacité d’intégration et leur évolutivité. Elles permettent de gérer des volumes importants, plusieurs utilisateurs et des processus plus complexes.

Elles peuvent toutefois nécessiter davantage de paramétrage et d’accompagnement qu’un logiciel destiné aux indépendants. Leur coût et leur niveau de complexité doivent donc être mis en rapport avec la taille et les besoins de l’entreprise.

Quel logiciel de facturation choisir  : tableau récapitulatif

Profil d’entreprise Logiciels recommandés Pourquoi ?
Indépendant ou micro-entrepreneur Tiime, Abby ou Indy Des solutions simples, accessibles et adaptées à la création de devis, de factures et au suivi des paiements.
Profession libérale Indy ou Tiime Des outils conçus pour simplifier la gestion administrative et le suivi comptable des indépendants.
TPE en développement Pennylane ou Sellsy Des solutions plus complètes, avec des fonctionnalités de gestion, de suivi financier et de collaboration avec l’expert-comptable.
Entreprise avec une activité commerciale Sellsy Un outil associant facturation, gestion commerciale, suivi des clients et relation client.
PME déjà équipée d’un logiciel comptable Sage, Cegid ou une solution compatible avec l’outil existant Une meilleure continuité avec les outils déjà utilisés et une intégration facilitée avec la comptabilité et la gestion de l’entreprise.

Il n’est pas toujours nécessaire de changer de logiciel pour se conformer à la réforme. Si l’entreprise utilise déjà un outil de facturation, elle doit d’abord vérifier s’il est compatible avec une plateforme agréée. Cette solution permet souvent de conserver ses habitudes de travail tout en respectant les nouvelles obligations.

Avant de choisir, il est recommandé de comparer les fonctionnalités, le prix, la facilité d’utilisation, les possibilités d’intégration, la qualité du support et les conditions de récupération des données. Le meilleur logiciel est celui qui répond aux besoins actuels de l’entreprise tout en pouvant évoluer avec elle.

Conclusion

La meilleure plateforme dépend des besoins de votre entreprise, de votre budget et des outils que vous utilisez déjà. Un indépendant privilégiera une solution simple comme Tiime, Abby ou Indy, tandis qu’une TPE ou une PME pourra se tourner vers Pennylane, Sellsy, Sage ou Cegid.

Avant de choisir, vérifiez le statut officiel de la plateforme, ses fonctionnalités, sa compatibilité avec vos logiciels, son tarif et la qualité de son accompagnement. Si votre logiciel actuel est compatible avec une plateforme agréée, il n’est pas forcément nécessaire d’en changer.

L’essentiel est d’anticiper la réforme afin de respecter les échéances et de choisir une solution adaptée à votre activité.

Pour aller plus loin :

Facturation électronique : quel est le calendrier des échéances ?

Combien coûte la facturation électronique ?

Label RFAR
Label RFAR garantissant des relations fournisseurs et achats responsables chez OpenWork
Ecovadis
Label Ecovadis Gold obtenu par OpenWork pour son engagement durable en gestion climatique et environnementale
Label Lucie
Label LUCIE 26000, reconnaissant l'engagement d'OpenWork pour la responsabilité sociétale des entreprises
Label du Numérique
Logo de la Charte Numérique Responsable, représentant l'engagement d'OpenWork en sobriété numérique
Adhésion
SBTI
Logo Science Based Targets, symbolisant le plan de décarbonation d'OpenWork conforme aux objectifs climatiques SBTi
label PEPS
Logo Vispato pour le système d'alerte anonyme d'OpenWork, assurant un environnement de travail éthique et conforme
Logotype du site Openwork
© 2026 OpenWork Tous droits réservés
logo x
logo facebook
logo instagram
logo linkedin

By clicking on ‘send’, you agree to the terms of use and privacy policy.

En cliquant sur "Envoyer", vous acceptez l’utilisation de vos données personnelles conformément à notre politique de données personnelles. Pour plus d’informations, veuillez consulter également nos mentions légales.