

Depuis l’adoption récente de la loi de financement de la Sécurité sociale, une nouvelle règle fiscale concerne désormais tous les plans d’épargne retraite (PER).
Après plusieurs semaines de discussions et plus d’un mois après le vote parlementaire, l’exécutif confirme que ces placements vont subir une augmentation des contributions sociales. Cet article est l’occasion de comprendre l’impact de cette évolution sur les épargnants qui envisagent de retirer leur argent à la retraite.
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Initialement, la loi prévoyait une hausse de 1,4 point de la contribution sociale généralisée (CSG) sur certains revenus du capital. Pour les PER, la situation est désormais claire : ils ne sont pas épargnés par cette mesure. La Direction générale des finances publiques (DGFiP), France Assureurs et l’Association Française de la Gestion financière (AFG) ont confirmé que l’ensemble des PER sera concerné.
Concrètement, le taux des prélèvements sociaux sur ces plans passera de 17,2 % à 18,6 %. La flat tax, qui s’applique sur les revenus du capital, augmentera également, passant de 30 % à 31,4 %. Ces changements s’appliquent aux retraits effectués depuis le 1er janvier 2026. Pour les épargnants, cela signifie que chaque euro retiré sera désormais plus lourdement taxé qu’auparavant.
À noter, cette hausse ne concerne pas les contrats d’assurance-vie, qui restent exonérés. Les PER, eux, verront leurs prélèvements atteindre 10,6 % selon les données du dernier budget de la Sécurité sociale.
La fiscalité des PER dépend des choix effectués pendant la phase d’épargne. Si un épargnant a opté pour la déductibilité des versements volontaires, les sommes retirées en capital à la retraite sont imposables selon le barème de l’impôt sur le revenu, mais elles restent soumises aux prélèvements sociaux.
Inversement, si la déductibilité n’a pas été choisie, le retrait en capital est directement soumis à l’imposition progressive sur le revenu, et les prélèvements sociaux s’ajoutent également. Cette distinction est importante pour planifier la sortie et limiter l’impact fiscal sur l’épargne accumulée.
Les gains générés par un PER, autrement dit les plus-values, ne sont pas épargnés par la nouvelle réglementation. Ils restent soumis à la flat tax désormais à 31,4 %. Cette règle s’applique quelle que soit la manière dont le capital est retiré, en rente ou en capital, et reflète le durcissement général de la fiscalité sur l’épargne retraite.
Pour les personnes qui ont constitué un PER, cette augmentation des prélèvements sociaux modifie le rendement net attendu de leurs investissements. Les choix de déductibilité et de mode de sortie deviennent donc déterminants pour optimiser la fiscalité. Les épargnants devront évaluer si le PER reste l’option la plus avantageuse par rapport à d’autres placements, notamment les assurances-vie ou les livrets, qui ne subissent pas la même hausse.
L’évolution de la loi illustre également une tendance générale à aligner les régimes d’épargne retraite sur la fiscalité du capital, rapprochant les taux de prélèvements sociaux de ceux appliqués aux autres revenus d’investissement. Cela peut influencer la stratégie d’épargne et de retraite des Français dans les années à venir.
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