

Depuis la fin juillet, les avis d’imposition arrivent progressivement dans les boîtes aux lettres ou dans les espaces en ligne des contribuables. Comme chaque année, ces documents indiquent si le contribuable a trop versé et recevra un remboursement, ou au contraire s’il doit encore régler une somme au fisc.
En 2025, la situation est plus lourde que l’an passé. D’après la Direction générale des finances publiques, 13,1 millions de foyers fiscaux ont un complément à payer, avec un montant moyen de 1 900 euros. C’est une hausse importante par rapport à 2024 où 9,8 millions de ménages étaient concernés, pour une somme moyenne de 2 127 euros.
Pour savoir comment déclarer ses impôts en portage salarial, consultez notre article.
Cette augmentation du nombre de contribuables redevables s’explique par l’évolution des salaires. En 2024, les rémunérations du secteur privé ont progressé d’environ 2,8 %, alors que le barème de l’impôt n’a été relevé que de 1,8 %. Résultat : une partie des revenus supplémentaires n’a pas été correctement prise en compte par le prélèvement à la source.
Cette différence, même légère, pèse sur le solde final. L’Insee a d’ailleurs confirmé que le rendement de l’impôt sur le revenu allait croître sensiblement cette année.
Les modalités de paiement dépendent du montant dû. Lorsque la somme est inférieure ou égale à 300 euros, elle est directement débitée en une seule fois le 25 septembre.
En revanche, si le montant dépasse ce seuil, l’administration fiscale échelonne le paiement. Quatre prélèvements d’égal montant sont programmés : le 25 septembre, le 27 octobre, le 27 novembre et le 29 décembre.
Les personnes rencontrant des difficultés financières ont la possibilité de demander un délai supplémentaire, mais la démarche doit être effectuée avant le 31 août.
Tout le monde n’est pas concerné par un solde à payer. En parallèle, 13,2 millions de foyers bénéficient cette année d’un remboursement, en moyenne 1 017 euros. C’est un peu moins qu’en 2024 où 16 millions de ménages avaient reçu un virement de 908 euros en moyenne.
Ces restitutions concernent principalement les contribuables ayant engagé des dépenses donnant droit à des réductions ou crédits d’impôt : emploi à domicile, garde d’enfants, dons aux associations, ou encore investissements locatifs. Elles s’appliquent aussi aux foyers dont la situation a changé et qui n’ont pas actualisé leurs informations auprès du fisc à temps, par exemple une baisse de revenus liée à un départ à la retraite ou l’arrivée d’un enfant.
Entre ceux qui doivent en moyenne près de 2 000 euros et ceux qui profitent d’un remboursement bienvenu, cette campagne d’avis d’imposition illustre l’importance d’adapter régulièrement son taux de prélèvement.
Pour des millions de foyers, la rentrée rime donc avec un ajustement budgétaire parfois lourd à absorber, surtout après les dépenses estivales.
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