Cumul emploi-retraite : moins avantageux à partir de 2027

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freddy fiack redacteur web
Auteur : Freddy
Diplômé d'une licence d'histoire et d'un master en patrimoine numérique, Freddy est rédacteur web depuis 2 ans, spécialisé dans les sujets liés au droit du travail, aux ressources humaines et à la paie.
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Femme d'affaires senior confiante debout dans un bureau ouvert

Le cumul entre pension de retraite et revenus professionnels fait partie des dispositifs les plus utilisés par les seniors actifs. Longtemps présenté comme un levier de liberté financière, ce mécanisme s’apprête pourtant à être profondément transformé.

En effet, une modification législative va bouleverser l’équilibre actuel dès 2027. Derrière une volonté affichée de rationalisation budgétaire, cette réforme pourrait entraîner une baisse notable des ressources pour de nombreux retraités tout en provoquant des effets inattendus sur l’économie et les finances publiques.

Un système actuel particulièrement permissif

Aujourd’hui, une personne ayant validé l’ensemble de ses droits peut percevoir sa pension complète tout en exerçant une activité rémunérée. Aucun plafond n’est imposé lorsque la retraite est prise au taux plein. Cette liberté permet à de nombreux retraités de compléter leurs revenus sans contrainte, quel que soit le montant gagné.

Pour ceux qui quittent la vie active avant l’âge légal, le fonctionnement est légèrement différent. Le cumul reste autorisé, mais les gains issus du travail sont encadrés par un seuil maximal. Malgré cette limite, le cadre global demeure attractif et encourage la poursuite d’une activité professionnelle après le départ à la retraite.

Des règles nettement plus restrictives à l’horizon 2027

Ce cadre avantageux va être remplacé par un dispositif beaucoup plus strict. À partir de 2027, chaque euro perçu grâce à un emploi viendra réduire directement le montant de la pension. Cette règle concernera d’abord les personnes ayant choisi un départ anticipé, c’est-à-dire avant l’âge légal, qui doit progressivement atteindre 64 ans.

Les retraités ayant obtenu une pension complète seront également touchés. Tant qu’ils n’auront pas atteint 67 ans, leurs revenus professionnels seront surveillés. Dès que ces gains dépasseront 7 000 euros par an, une réduction de la pension sera appliquée. Le principe du cumul sans pénalité disparaît ainsi presque totalement pour une large partie des seniors actifs.

Une logique budgétaire assumée par la Sécurité sociale

Les pouvoirs publics justifient cette évolution par la nécessité de contenir les dépenses sociales. Le cumul emploi-retraite représente aujourd’hui une charge importante. Près de 700 000 personnes y ont recours, pour un montant annuel estimé entre six et sept milliards d’euros versés sous forme de pensions.

En modifiant les règles, la Sécurité sociale espère économiser plusieurs centaines de millions d’euros chaque année. Un autre objectif accompagne cette décision : encourager les travailleurs âgés à prolonger leur carrière avant de faire valoir leurs droits, afin de retarder le versement des pensions et d’augmenter la durée de cotisation.

Un impact plus lourd que certaines réformes très médiatisées

Selon plusieurs spécialistes de l’économie du travail, cette mesure aurait des conséquences plus marquées que d’autres changements récents largement commentés. Contrairement à certaines annonces politiques, il ne s’agit pas d’un report ou d’un gel temporaire. Le calendrier est clair et l’application prévue dès le début de l’année 2027.

Cette transformation pourrait fragiliser une partie des retraités, notamment ceux qui comptaient sur une activité complémentaire pour maintenir leur niveau de vie. La baisse des revenus cumulés risque de toucher en priorité les profils modestes, pour lesquels chaque source de revenus compte.

Des effets secondaires préoccupants pour l’État

Face à cette perte de pouvoir d’achat, certains retraités pourraient chercher des solutions alternatives. Le travail non déclaré ou partiellement déclaré apparaît comme une tentation pour compenser la diminution de la pension. Une telle évolution entraînerait une baisse des cotisations sociales et une réduction des recettes fiscales.

Ce contournement du système pourrait ainsi produire l’effet inverse de celui recherché. En voulant réduire les dépenses, l’État s’expose à une érosion de ses ressources. La réforme du cumul emploi-retraite, en apparence technique, révèle donc des enjeux économiques et sociaux bien plus larges que prévu.

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