

Vous avez sans doute remarqué ces annonces à la télévision ou en ligne : le gouvernement a décidé de limiter le nombre de formations éligibles au CPF.
Cette mesure vise d’abord à freiner les fraudes, mais elle répond également à un objectif plus large : responsabiliser les bénéficiaires et mieux orienter les fonds publics vers les formations réellement utiles.
Le CPF bénéficie normalement d’un budget d’environ 1,3 milliard d’euros. Une réduction d’un tiers représenterait un montant significatif. Cette décision s’accompagne d’une mesure clé : la franchise, qui oblige les bénéficiaires à participer financièrement à leur formation.
Cette contribution personnelle vise à responsabiliser les utilisateurs et limiter les abus. Depuis sa création, le CPF a connu un succès tel que les financements provenant des entreprises ont parfois été insuffisants, nécessitant l’intervention de l’État. Certaines formations financées ne sont pas directement liées à l’activité professionnelle des salariés.
En 2024, près de 130 000 formations concernaient le permis moto, selon le ministère du Travail, soit 10 % de l’ensemble des formations. La majorité de ces stagiaires possédaient déjà le permis auto. Ce type de financement soulève des questions : l’argent public doit-il servir à des activités de loisir comme des sorties moto ?
Depuis mi-2024, une franchise de 102,23 euros est demandée à chaque participant à une formation, sauf pour certaines exceptions, comme les inscrits à France Travail ou ceux dont l’employeur prend en charge le coût. Cette participation a été pensée pour limiter les demandes injustifiées et responsabiliser les utilisateurs.
Selon Les Echos, le montant de la franchise pourrait passer à 150 euros, soit une augmentation de 50 euros. Cette hausse est perçue comme bénéfique. Contribuer personnellement à sa formation incite à réfléchir à la valeur de ce que l’on apprend et à l’usage des fonds publics.
Investir une somme modeste, souvent moins de 10 % du coût total d’une formation, montre que le salarié est motivé et que l’argent dépensé aura un impact réel. À l’inverse, si tout est gratuit, il est plus facile d’abuser du système et de gaspiller des ressources.
L’instauration du premier niveau de franchise en 2024 a déjà entraîné une baisse de 22 % du nombre de formations validées. Cette mesure s’avère donc efficace pour contenir les dépenses et renforcer la conscience des coûts dans notre modèle social. Certains spécialistes estiment que ce principe pourrait être appliqué à d’autres domaines, comme les remboursements de santé, tout en protégeant les personnes les plus modestes.
La franchise permet de filtrer les demandes et d’encourager l’usage responsable des fonds publics. Elle transforme le CPF en un dispositif plus équilibré, où l’argent investi sert réellement à développer des compétences utiles et non à financer des activités secondaires. Ce mécanisme est désormais considéré comme un élément central pour préserver la viabilité du système de formation professionnelle.
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