

Avant de mesurer l’impact des nouvelles règles, il faut comprendre à qui elles s’appliquent. L’allocataire issu d’une rupture conventionnelle présente un profil bien particulier. Plus jeune et plus diplômé que la moyenne des demandeurs d’emploi, il perçoit une indemnité journalière de 53 euros bruts, contre 39 euros pour l’ensemble des allocataires, selon les données de l’Unédic.
Ce profil atypique s’explique aussi par la trajectoire qui suit souvent ce type de départ. Deux allocataires sur dix issus d’une rupture conventionnelle lancent un projet entrepreneurial, contre un sur dix en moyenne. La rupture conventionnelle sert ainsi régulièrement de tremplin vers l’indépendance, avec l’assurance chômage comme filet de sécurité pendant la transition. C’est précisément ce phénomène que le gouvernement entend réguler.
Aujourd’hui, un salarié qui signe une rupture conventionnelle bénéficie des mêmes droits à l’indemnisation qu’un licencié. Pour les moins de 55 ans, la durée maximale d’indemnisation est fixée à 18 mois. Entre 55 et 56 ans, elle monte à 22,5 mois, et atteint 27 mois à partir de 57 ans. En pratique, ces allocataires sont indemnisés en moyenne pendant 15 mois, soit quatre mois de plus que l’ensemble des demandeurs d’emploi.
Avec la réforme, ces plafonds sont revus à la baisse de manière spécifique. Les moins de 55 ans ne pourront plus être indemnisés au-delà de 15 mois. Les 55 ans et plus verront leur durée maximale ramenée à 20,5 mois, quelle que soit leur tranche d’âge. Pour les résidents des départements d’outre-mer, hors Mayotte, des règles distinctes s’appliqueront, avec des durées légèrement supérieures pour tenir compte des réalités du marché du travail local.
La réduction de la durée d’indemnisation ne constitue pas le seul changement. Le projet de loi prévoit également un accompagnement personnalisé et intensif de chaque bénéficiaire de rupture conventionnelle par France Travail, dans l’objectif d’accélérer son retour à l’emploi.
Pour les allocataires de 55 ans et plus, une soupape existe. Ils pourront demander une prolongation de leurs droits au-delà du nouveau plafond. France Travail statuera au cas par cas, en appréciant la qualité des démarches engagées pour construire un projet professionnel. En cas de refus, l’allocataire disposera d’un recours devant une instance paritaire régionale ou territoriale.
Le ministère du Travail table sur des économies comprises entre 600 et 800 millions d’euros par an d’ici 2029, et anticipe 12 000 à 15 000 retours à l’emploi supplémentaires chaque année grâce au renforcement de l’accompagnement.
Pour les cadres en réflexion sur une transition vers le travail indépendant, les paramètres du calcul changent. Une indemnisation raccourcie et un suivi plus contraignant modifient l’équation. Dans ce contexte, le portage salarial s’impose comme une alternative d’autant plus solide : il offre une continuité de droits sociaux de droit commun, sans dépendre des aléas ou du calendrier d’un projet de création d’entreprise.
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